Fatoumata KANE

Scandaleuse ou pitoyable ?

Zahia, superbe jeune fille de 18 ans, se met en scène et assume avec l’effronterie du bel âge, son statut d’Escort Girl, elle affirme qu’elle a des relations sexuelles payantes avec des hommes mais qu’elle n’est pas une prostituée.

Les photos prises dans des postures osées dévoilent ses charmes, mais elle n’aurait rien perçu pour ces photos ni pour les confidences publiées. Dommage pour elle, car il est infiniment plus valorisant de vendre des photos que de vendre son corps même à 2000 euros la nuit. C’est bien cela la prostitution dont elle se défend !

L’immaturité de la jeune fille apparait à chaque ligne et la seule question qu’on se pose est de savoir si elle a une famille encore capable de l’écouter, de la conseiller et de lui redonner confiance en elle en l’aimant d’un amour inconditionnel.

Comment cette fille a-t-elle pu se retrouver à 16 ans dans un circuit de prostitution ? Elle affirme haut et fort qu’elle est seule responsable de ses actes, qu’elle a choisi ce métier comme une grande sans aucune pression ? On l’emballe comme cadeau d’anniversaire et elle est d’accord. On l’envoie à l’autre bout du monde pour assouvir des besoins sexuels, elle y va joyeusement, pourvu qu’elle soit chèrement payée !

Nous n’allons pas jouer aux étonnés, car nous savons tous qu’il y a des millions de Zahia dans le monde, Escort Girls ou Prostituées de rue ou encore collégiennes à l’occasion, qui vendent leur corps à tous ceux qui peuvent payer. Ce scandale n’en est pas un et parmi ceux qui crient à la honte il y a de nombreux sournois qui sont usagers de ce genre de services et pratiques.

Ce qui pour moi, est d’une importance capitale, c’est de faire comprendre aux filles qui pratiquent le plus vieux métier du monde, qu’elles ont beaucoup d’autres atouts entre leurs mains pour réussir dans la vie et évoluer sainement. Elles doivent être conscientes de leur valeur pas seulement physique mais avant tout de leur potentiel intellectuel. La vie de prostituées est une vie misérable et aucun revenu aussi mirobolant soit-il, ne pourra redonner à ses filles leur dignité et leur estime perdues. De là, devrait venir l’émoi.

Fatoumata KANE – Mai 2010