Fatoumata KANE

Vous avez dit république bananière ?

Ce qui se passe actuellement en France est indu et surprenant si l’on se réfère à la fierté gauloise du tonitruant emblématique coq. Les affaires se chevauchent comme si un mauvais sort avait été jeté, exactement comme dans une république bananière.

Le ministre Woerth, qui en se défendant, a fait la comparaison n’en revient pas de toutes les rumeurs qui bruissent dans le pays et qui nuisent à la réputation de tous. Il est vrai que dans une république bananière personne ne se soucierait de jeter ce genre de pavés dans la marre, puisque de conscience nul n’en a, donc nul ne serait outré d’apprendre que des financements occultes font vivre les partis politiques.

Mais dans la patrie des donneurs universels de leçons, on est obligé de s’en offusquer et de faire croire que jamais cela n’avait existé auparavant, que tout est né dans l’imaginaire débridé de personnes frustrées même si le monde entier sait que c’est une pratique courante y compris certainement chez les donneurs de leçons.

D’ailleurs certaines républiques bananières ne se vantent-elles pas de financer depuis des lustres des partis de donneurs de leçons ? On dit bien que l’argent n’a pas d’odeur ? Le pire dans cette histoire insolite c’est que l’extrême droite doit se frotter les doigts et déguster du petit lait. Sinon, entre nous, on nous sert du réchauffé.

A qui profite le crime ? Pourquoi nous sert-on cette sauce à ce moment précis ? On distrait le peuple des grands donneurs de leçons comme dans n’importe quelle république bananière et le spectacle folklorique gracieusement offert est très coloré. Qui a dit que nous ne sommes pas dans une république bananière ?